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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 07:10

Il ne me semble pas inintéressant de rapporter la situation inédite observée hier au moment du retour de nos femelles dans le pré libéré par le départ de notre mâle. Deux ânesses, qui étaient manifestement en chaleur, ont réagi très fortement en flairant les crottins déposés par Huriel à l'entrée du parc. Les deux bêtes spontanément se sont mises à uriner et à mâcher, attitude que tout éleveur constate lorsqu'une ânesse  est mise au contact d'un baudet. La présence physique de l'âne ou simplement ses braiments préparent la femelle à la saillie: celle ci arrondit le dos, couche ses oreilles,se met à mâcher de façon spectaculaire et urine. Ces signes montrent en général qu'elle est dans les meilleures dispositions de fertilité pour être saillie. Si les mâles, de leur coté, perçoivent l'émission d'hormones par les ânesses en reniflant les excréments solides et liquides sur le sol ou directement leur arrière-train au moment de la préparation à la saillie, je n'avais encore jamais observé que des femelles réagissent avec les crottins d'un étalon.

Il faut donc supposer une libération d'hormones par le mâle autant que par la femelle dans le processus de reproduction. 

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 08:26

Curieuse sensation de vide ce matin à la maison. Pour la première fois depuis 16 ans, il n'y a plus un âne dans le quartier. Huriel, notre mâle reproducteur, au chômage technique depuis trois ans, reprend du service cette année et est parti hier vers Saint-Benoît-du-Sault, dans le sud de l'Indre, pour faire une saison de monte estivale dans l'élevage de notre ami Michel Huberson.

Aucun braiment à l'aube. On se croirait presque en vacances.

A partir de ce week-end, nous allons commencer à rapatrier à Meslon nos femelles, dont deux suitées. Les trois petits mâles destinés à la castration et à la vente resteront seuls à Champdeuil, ce qui va faciliter leur prise en main à l'écart des femelles. Les ânesses vont pouvoir passer leur été autour de notre maison, là où l'herbe et les plantes ligneuses sont surabondantes, ce qui va les préparer pour l'hiver et faciliter l'entretien du terrain. Révision générale des clôtures en perspective! 

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 19:08
Sujet délicat pour une race asine qui porte explicitement une référence à sa couleur fétiche, le noir, dans son nom. Depuis les premiers concours officiels dans le milieu des années quatre-vingt-dix, la priorité des juges a été de noter favorablement les animaux les plus sombres. Ce signal donné aux éleveurs les a poussés à rechercher tous les moyens possibles - et le plus souvent impossibles - pour faire noircir des robes de leurs ânes, jusqu'à perdre, dans quelques cas, toute notion de bon sens. Au hasard de mes souvenirs, l'un blanchissant le ventre de son ânesse à l'eau oxygénée, et débordant sur les flancs jusqu'à obtenir bien malgré lui un très joli liseré carotte, l'autre recopiant avec un air entendu de conspirateur dans le couvercle de son paquet de cigarettes le nom d'un lustrant pour pelage que je venais de pulvériser sur le dos d'un de mes animaux, convaincu sans doute d'avoir enfin percé mon secret, tel autre enfin m'apostrophant sur un champ de foire pour me demander comment je faisais pour tricher... Rappelons tout d'abord que l'âne est un animal à pelage variable, et qu'il mue chaque printemps au retour de la chaleur. Sous nos latitudes, il reconstitue très tôt sa robe d'hiver, parfois dès septembre. L'âne Grand Noir n'est quelquefois vraiment noir que trois mois dans l'année. Un brossage régulier à la sortie de l'hiver favorise l'élimination du poil mort, et assombrit la silhouette de la bête. Une des formules les plus simples consiste à mettre les ânes à l'abri tout l'hiver afin que les intempéries n'abîment pas leur pelage. On gagne ainsi beaucoup en noirceur, si on a comme priorité de briller dans les concours. Ce n'est pas l'âne qui se plaindra de passer l'hiver au chaud et au sec. Le levier le plus important sur lequel agir est bien sûr la gestion des origines de son troupeau. Il est reconnu, depuis presque quinze ans que le Grand Noir a été accepté comme race à part entière, que certaines souches sont plus noires que d'autres, la variable évoluant du noir au bai brun foncé. Parmi les origines les plus proches du standard idéal, celle de Pompon d'Uzay, mort en 1994 mais qui a donné deux rameaux intéressants, celui de sa fille Fiat et celui d'Huriel, est une des plus recherchées. Beaucoup de naisseurs cherchent à croiser leurs femelles avec des baudets très noirs, et le résultat se voit aujourd'hui dans les présentations publiques, où les observateurs avisés notent depuis des années un assombrissement du cheptel - ceci ayant un effet pervers: beaucoup des animaux aujourd'hui présentés sont parents, et la consanguinité est à nos portes, mais ceci est un autre débat.
Un autre levier, beaucoup plus aléatoire mais néanmoins fondamental, est d'accepter l'influence de la chimie des sols via le transit alimentaire dans la couleur des animaux. Il semble que certains terrains "noircissent" la robe des bêtes qui y paissent, tandis que d'autres pourraient avoir un effet totalement inverse, et plus malvenu. Cet effet aurait (il faut rester prudent, faute d'observation raisonnée du phénomène) été constaté sur des vaches laitières. Vu l'état calamiteux des fonds consacrés à la Recherche en France, il est douteux qu'un jour un étudiant se penche sur cette question et modélise le phénomène mais nous avons constaté des variations importantes (de noir à bai brun puis retour à noir pangaré) sur des robes d'ânes nés en Berry et exportés dans d'autres régions françaises, au grand mécontentement des acheteurs qui parlaient d'escroquerie à la vente. Revenus dans leur terroir de naissance pour la reproduction et laissés en pension plusieurs semaines, ces sujets ont été rendus à leurs propriétaires plus noirs qu'à leur arrivée. Une recette pour finir: si vous voulez faire paraître vos ânes plus noirs en concours, inutile de vous adresser au sorcier du coin de la rue: contentez vous d'un pantalon noir et d'une chemise blanche, qui accentuent le contraste avec les couleurs naturelles de votre compagnon. Ceci influence aussi la cellule des appareils-photos des spectateurs. Aucune tricherie derrière tout ça, simplement un phénomène optique.
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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 10:52


L'étude des ânes du Centre de la France conduit parfois l'historien à d'étranges rencontres. L'une d'elles a révélé la figure haute en couleurs d'un marinier anonyme, insoumis, qui a marqué la mémoire des riverains du canal du Berry entre les deux guerres. 

Cet article a été initialement publié en 1997, dans Grand Noir, bulletin de liaison de l'AFAGNB. Il m'a semblé intéressant de lui donner une seconde vie.
 

Clémenceau! Assassin!
 

Il y avait longtemps qu'on ne l'avait pas entendu, celui là et, ce matin, son cri a retenti jusque dans le centre-ville. Cela exaspère les Saint-Amandois bien pensants. Il faudrait quand même faire quelque chose, mais quoi?

-Les gendarmes? Vous n'y pensez pas! Un ancien poilu, ça des droits...

Alors, on laisse faire.Ça lui passera bien un jour.
 

-Clémenceau! Assassin!
 

Le cri claque comme un éclat d'obus dans un nid de barbelés et il en a vu, notre marinier, des obus et des barbelés, tachés de rouille et tachés de sang. Et, ce 11 novembre, alors que les gardes-champêtres à la mine sévère appellent le nom des morts devant un parterre de veuves et d'orphelins pleurant sur leurs galoches, lui veut qu'on se souvienne de ce que la République a fait à ses copains bleu-horizon. Comme, rentré de la guerre, il lui a bien fallu racheter deux ânes pour tracter sa péniche, l'idée lui est venue d'en baptiser un "Assassin", tandis que l'autre héritait du patronyme "Clémenceau".

Ainsi, à chacun de ses arrêts à Saint-Amand, après avoir séché quelques fonds de verres à l'Hôtel de la Marine à la mémoire de ceux qui y sont restés, l'homme retourne vers son gagne-pain en traînant ses semelles sur les caillous.

Comme il faut bien donner de la gueule pour encourager les ânes à décoller la péniche du quai, et tant pis pour ce qu'en penserons gendarmes et bourgeois du lieu, notre rescapé des champs de Mort hurle à tous les vents deux mots aussi mordants que la bise de novembre:
 

-Clémenceau! Assassin!
 

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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 10:00

Débutant dans l'activité, il nous a souvent été recommandé de sevrer nos premiers ânons à six mois, comme tous le monde. En général, faisant confiance à la tradition et à l'expérience des anciens, on ne cherche pas plus loin. Encore récemment, discutant avec des propriétaires, il m'a semblé que cette pratique avait la vie dure, malgré son anachronisme et le peu de bien qu'elle apporte à l'animal.

En effet, l'usage de séparer les jeunes ânes de leurs mères à six mois est un souvenir de l'époque où les paysans vivant de la polyculture cherchaient à multiplier les sources de revenus. Vendre un âne le plus tôt possible était une façon de gagner rapidement de l'argent. Si certains éleveurs peuvent avoir encore aujourd'hui ce genre de soucis, il faut reconnaître que la grande majorité des âniers n'attendent pas après la vente de leurs animaux pour vivre, loin s'en faut.

Un autre argument parfois avancé est le bénéfice que retire une ânesse gestante de la séparation avec son dernier petit, le lait produit étant un manque pour le fœtus en gestation. La mère s'épuiserait moins, et le futur petit âne serait plus fort grâce aux protéines économisées. Si, dans des conditions de précarité de la ressource alimentaire, on pourrait admettre cette explication, nous savons tous qu'en général nos ânes sont trop nourris, et que toutes les ânesses suitées ne sont pas saillies au retour des chaleurs. De plus, au bout de quelques semaines, le nouveau-né commence à brouter quelques végétaux et ne consomme plus beaucoup de lait maternel. 

Il me parait donc important de dénoncer une méthode d'élevage qui ne se justifie pas et qui provoque un traumatisme tout à fait inutile pour nos animaux. Après avoir suivi plus d'une vingtaine de naissances dans mon élevage, il apparaît clairement que deux ânesses sevrées prématurément, l'une à quatre mois, suite à un incident et l'autre à six, par séparation forcée avec sa mère, présentent des troubles de l'humeur et parfois du comportement que je ne retrouve sur aucun autre de mes animaux, tant jeunes qu'adultes. 

Le sevrage se fait naturellement. La mère repousse l'ânon par des morsures et des coups de pieds lorsqu'elle ne veut plus l'alimenter, dans l'année quand l'ânesse est pleine, parfois à plus d'un an, lorsqu'elle n'attend pas de petit. 

Profitons du sujet pour répondre à une question marginale: un ânon peut-il être nourri par une autre femelle que sa mère?

Des cas ont été décrits de femelles ayant perdu leurs petits adoptant des ânons orphelins. Personnellement, aucun des mes collègues proches n'a jamais constaté une telle situation. En revanche, j'ai pu observé un cas plus amusant que vraiment significatif, mais l'anecdote mérite d'être rapportée. Ayant participé au Grand Prix de la ville de Paris à l'occasion du Salon du cheval, j'ai accompagné en 1997 ou 1998 les quelques vingt ânes et ânesses concurrents dans leur trajet aller/retour Lignières/Paris. Pour plus de sécurité, le transporteur avait séparé dans son camion les mâles des femelles, et les femelles des ânons, qui n'ont pu téter pendant les quatre ou cinq heures du voyage du retour. A l'arrivée à l'ancienne station des Haras nationaux de Lignières, nous avons lâché les ânons au milieu des mères, pensant que chacun retrouverait la sienne. Nous avons eu la surprise de retrouver une ânesse, Fiat, avec un ânon pendu à chaque mamelle pendant qu'une femelle errait désespérément  dans la cour de la station en cherchant son petit. De quoi faire mentir la devise "ventre affamé n'a pas d'oreilles"!

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 19:57

Chacun cherche son âne est le générique d'une série de reportages réalisés par un cinéaste marseillais, Laurent Billard (que je salue si d'aventure il découvrait cet article) et consacrés au monde de l'âne. Notre élevage eut la chance d'être proposé, entre autres, pour illustrer l'émission dédiée au Grand Noir du Berry. La série fut initialement diffusée sur France 3, et est visible de temps en temps sur la chaîne thématique Equidia. On y découvre certaines de nos bêtes et une courte séquence montrant Huriel à la foire aux ânes de Lignières en 2003.

Chacun cherche son âne, A LIGAL PRODUCTION, 23 rue Moreau de Jonnes, 35000 Rennes

e.mailjfa@aligal.com (sans garantie que ces adresses soient encore valides).

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 11:41

Tous les animaux nés dans mon élevage portent l'affixe "de Meslon". Meslon est le nom du hameau dans lequel nous nous sommes fixés il y a une vingtaine d'années. Ce nom dérive d'un probable Mediolano gaulois (même racine que pour Meillant ou encore Châteaumeillant, dans le Cher). Ce lieu très particulier livre de nombreux vestiges d'anciennes occupations humaines: bifaces du paléolithique inférieur dans les graviers du Cher, outils et armatures de flèches néolithiques sur les plateaux alentours, passage d'un aqueduc gallo-romain dans notre pré, ancienne forteresse du XIIe au XVe siècle avec colombier seigneurial, douves en eau, pont-levis, moulin à eau...

Pourtant, Meslon n'accueille plus qu'un seul âne aujourd'hui, faute de place et de clôtures suffisantes pour séparer un mâle reproducteur des femelles. Le gros de l'élevage a migré à une dizaine de kilomètres, au lieu-dit Champdeuil, sur la commune de Saint-Pierre-les-Etieux. S'y trouvent les femelles, gestantes ou non, les jeunes animaux promis à la vente sur une quinzaine d'hectares de prés équipés d'abris et de points d'eau. Classées "Vallée de Germigny", ces pâtures produisent un foin de bonne qualité qui sert à l'autosuffisance du troupeau. 

N'oublions pas Cyrano, notre premier âne entier, trop petit pour être reconnu Grand Noir, qui coule une retraite paisible dans un pré à Drevant, près de Saint-Amand-Montrond. Cyrano est le grand-père d'une ânesse championne de France en race Grand Noir du Berry, Kolinda de Meslon. 
 

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 11:20

L'âne est un très ancien compagnon des gens des régions du Centre. On relève au Moyen-âge de nombreuses traces de sa présence. Dans l'église de Meillers (03), il est figuré sur un chapiteau jouant de la rote (un ancêtre des harpes). Sa vente est codifiée dans la charte de franchise de la Perche (vers 1180) dans la vallée du Cher. Un procès oppose à la Renaissance deux marchands d'ânes à Chezal-Benoît (18) à propos de la vente d'une ânesse. 

La mention la plus intéressante rappelle la part qu'il a pris dans la victoire des troupes du seigneur de Déols contre le peuple de Bourges lors de la bataille de Châteauneuf-sur-Cher, début XIe siècle. Devant la faiblesse de son ost face à une foule venue de Bourges sous la bannière de l'archevêque, le seigneur de Déols mélange à ses chevaliers en armes des valets montés sur des ânes. Vue de loin, cette cavalerie sème la panique dans les rangs des berruyers, qui sont facilement massacrés lors de leur débandade. S'il est difficile de se représenter la scénario exact de cette bataille, on note avec intérêt que les gens de Bourges ont confondu des chevaux et des ânes (sans doute des ânesses, en fait, plus calmes et silencieuses que les mâles), ce qui tendrait à prouver que la taille et la couleur des animaux présents sur le terrain était assez homogène pour que personne ne soupçonne la supercherie. Avec toutes les précautions qui s'imposent, cet épisode guerrier pourrait être la première mention de la présence d'une race d'ânes de grande taille en plein cœur du bocage berrichon.

Il aurait été trouvé un squelette d'âne dans le réfectoire de l'abbaye cistercienne de Noirlac lors des travaux de restauration il y a une trentaine d'années.

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 15:45

Actualité chargée de "pépins" depuis un mois. Deux naissances sont à reporter dans la partie "carnet rose" de cet espace mais ces deux événements ont entraîné quelques complications. Le premier ânon mâle, né vers huit heures du matin, s'est relevé sans problème mais n'a pu téter sa mère, mal délivrée, qui ne le laissait pas approcher. dans l'attente de l'intervention du vétérinaire, nous avons été contraints de traire le colostrum et de le faire ingérer à l'ânon grâce à une seringue à olive. Sitôt la délivrance opérée, la femelle a laissé son petit prendre le lait sans problème. La seconde naissance (une femelle cette fois) s'est mal passée. La mère, de faible constitution - accidentée elle même le jour de sa naissance il y a cinq ans - s'est rapidement épuisée et a été incapable d'expulser seule le nouveau-né, dont seules les pattes avant était visible après la rupture de la poche des eaux. Il a été nécessaire de tirer sur les pattes pour dégager la tête, puis le bassin, le reste du petit passant tout seul. Si l'ânon s'est bien relevé et a tété tout de suite, nous nous sommes aperçus dès le début d'après-midi qu'il était incapable de se relever seul et qu'il ne tenait pas sur ses pattes. La mère, mauvaise laitière, produisait en plus peu de lait. Nous avons dû mettre les deux animaux à l'abri dans le box ordinairement réservé à Huriel, notre baudet, traire la mère pour permettre à la petite ânesse de ne pas se déshydrater et même, pour compléter la ration de départ, mettre à contributions plusieurs femelles de notre élevage qui ont encore un peu de lait. Une ampoule de fortifiant a été aussi administrée. Devant l'impossibilité de récolter assez de lait naturel, nous sommes passés sur une alimentation artificielle sous forme de farine alimentaire pour les veaux et les agneaux (vendue en coopérative). L'ânon a assez bien toléré ce traitement pendant plus d'une semaine, à raison d'un demi-litre quotidien.

Pour favoriser sa mobilité, nous l'avons isolé de sa mère et fait marcher en le soutenant. Au bout de presque trois semaines de ce traitement, la petite femelle tient enfin sur ses pattes et commence à courir dans notre jardin. Nous devons bientôt la remettre au pré dans une parcelle indépendante pour éviter les bousculades au milieu du reste du troupeau. Ces deux naissances portent à quinze le nombre de nos bêtes.


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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 21:58

L'âne Grand Noir du Berry n'est pas le seul à porter une robe allant du bai brun foncé au noir. On trouve des ânes noirs jusqu'en Asie. Le bassin méditerranéen compte de nombreux sujets, souvent de petite taille en Turquie, Grèce, Italie, Sicile, Egypte... Des races plus fortes sont présentes dans les Pyrénées.

Les Amériques ont des cheptels issus d'animaux ayant suivi la colonisation d'origine européenne. Les ânes ont migré jusqu'à Hawaï. 

A savoir: Jack London, dans son récit autobiographique La croisière du Snark, raconte sa visite dans l'île-leproserie de Molokaï, où il assiste à une course aux ânes le jour de la fête nationale. Il note la présence sur l'île de centaines d'ânes, chevaux et mules élevés par les lépreux hawaiens.

Plus près de nous, beaucoup d'ânes "de pays" n'entrant pas dans le standard pour insuffisance de taille au garot sont aussi sombres de pelage que nos Grand Noir.

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