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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 13:47

Ambiance assez irréelle ce matin dans les prés de Champdeuil, habituellement calmes. Clameurs, bruits d'avertisseurs, passage d'hélicoptères, le Tour de France passait sur la petite route à quelques centaines de mètres de là. Les trois ânes qui estivent en ce lieu n'ont pas semblé troublés par ce remue-ménage.

Le dernier événement qui avait quelque peu bouleversé la quiétude de ces prairies avait été le passage des avions de la Patrouille de France, invitée pour l'inauguration du Pole de l'Or, à Saint-Amand-Montrond, voici plusieurs années. Curieux télescopage entre des mondes si différents dans ces espaces clos.

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 09:06

Les lecteurs de l'Echo du Berry, dans son édition du 17 au 23 juillet - secteur Saint-Amand, ont pu découvrir l'existence de ce blog grâce à un article de Daniel Juillard, que je tiens tout particulièrement à saluer et à remercier pour le contenu flatteur de ses propos.

Je rappelle que mon élevage avait fait l'objet d'un bel article dans le même hebdomadaire il y a quelques années, assurant ainsi, une fois de plus, le lien entre les lecteurs et le travail des gens de terrain.

Merci encore à Daniel Juillard et à tous les collaborateurs de l'"Echo"!

 
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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 11:49
Nous avons eu le plaisir de constater plus de 2500 visites dans cet espace réservé à l'âne et particulièrement à la race Grand Noir du Berry. Ce blog ne déroge pas à ses principes fondamentaux: produire une information originale qui ne copie ni ne plagie les créations antérieures sur le thème de l'âne noir, en totale indépendance vis à vis des mouvements associatifs.
Merci à tous les visiteurs de ces pages. N'hésitez pas à les faire connaître autour de vous. L'élevage de Meslon compte actuellement 14 ânes dont au moins trois cherchent de nouveaux propriétaires. Deux de ces petits mâles sont castrés pour leur permettre d'attendre la rencontre avec des gens respectueux, prêts à les aimer pour de longues années.
Pour tout renseignement, l'adresse suivante répond en général assez rapidement: link
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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 08:54

Les propriétaires d'ânes qui consacrent leurs loisirs au jardinage vous diront les difficultés qu'ils rencontrent à faire cohabiter leurs deux passions. Si les bienfaits de la fumure asine pour le potager et les massifs floraux sont indéniables, on reste sans voix quand on découvre les ravages que ses chers compagnons ont fait subir aux plantations autour de la maison. Si certains arbres lui résistent (chêne, robinier, noyer, pommier), l'âne a un furieux appétit pour toute une suite d'essences ligneuses (cerisier, saule, orme, frêne entre autres) qu'il écorce irrémédiablement, provoquant l'appauvrissement végétal des terrains où il pâture. Les haies les plus solides peuvent être percées en quelques semaines là où jamais un bovin n'aurait eu l'idée de pointer le bout de ses cornes, ce qui oblige l'éleveur à tendre clôtures électriques et barbelés pour éviter les escapades. Le potager n'est pas épargné. Presque tous les légumes intéressent l'âne. Tomates, salades, haricots verts, fraisiers, carottes sont une cible favorite de l'âne qui, pour compléter son menu, n'hésite pas à s'en prendre aux piments, courges et autres concombres qui peuvent traîner à portée d'incisives. Il est donc prioritaire d'isoler un maximum de plantes hors de portée de nos aimables quadrupèdes, particulièrement celles dangereuses ou mortelles pour les équidés au premier rang desquelles se signale l'if, suivi de près par le laurier rose. Par prudence, et faute d'expérience en la matière, on tiendra l'âne éloigné des essences exotiques achetées en jardineries. Nous recommandons tout particulièrement le buis, pour son action insectifuge très utile en été contre les mouches et insectes hémophages. Il semble de plus que cette plante sécrète une sève qui donne une brillance assez spectaculaire aux robes des animaux qui séjournent sous ses ramures.
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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 10:05

Dans les premières années qui suivirent la reconnaissance de la race Grand Noir du Berry par les Haras nationaux, certains "spécialistes" émirent des doutes sur l'authenticité de l'âne du Berry comme animal de terroir, argumentant sur le fait que des ânes noirs vivent nombreux dans la Péninsule ibérique et dans le Bassin méditerranéen, et que leur cousin du Berry leur ressemble beaucoup. Or, ces régions ont toujours été de grandes exportatrices d'ânes. Celui du Berry ne serait rien de mieux qu'un produit d'importation. Ce syllogisme facile traduisait la frustration d'éleveurs fâchés de voir les prix des ânes du Centre de la France connaître une inflation aussi spectaculaire que l'intérêt des médias pour le nouvel élu des stud-books. 

Le soufflet est retombé de lui-même au fur et à mesure que de nouvelles races étaient à leur tour agrées, sans doute à juste titre, mais la question conserve tout son intérêt.

A ce jour, aucun historien n'a à ma connaissance retrouvé la trace d'un trafic d'animaux entre les Pyrénées et le Berry. La littérature n'en parle pas, les sources sont muettes sur la question et aucune représentation iconographique n'en fait état. On remarque que notre région est isolée géographiquement des régions du Sud par les reliefs du Massif Central, et que dans aucune des régions qui le contourne on ne remarque plus qu'ailleurs l'existence d'ânes noirs, alors que les populations locales auraient dû, en principe, elles aussi profiter de cet éventuelle route commerciale en y achetant des animaux adaptés à leurs besoins. Si on ne peut nier l'existence de relais contemporains avec l'espace ibérique, par le biais de rares familles gitanes ou par quelques va-et-vient de maquignons venant vendre en Berry des ânes pyrénéens ressemblant au phénotype recherché dans les débuts de notre race et achetant en retour des animaux semblables à ceux produits dans les Pyrénées, on mesure rapidement le caractère anecdotique du phénomène. 

Le Berry n'a jamais été un isolat géographique. Des animaux venus de très loin y ont circulé et s'y sont vendus. Les nombreuses cartes postales photographiées le long du chemin de halage du canal de Berry montrent des bêtes, tractant des péniches, de toutes tailles et de tous aspects, mais très minoritaires par rapport aux produits des souches locales. Les mêmes images abondent en détails sur les animaux circulant dans les villes, villages et chemins ruraux du Centre et partout, avec une régularité remarquable, on retrouve la même silhouette et des contrastes de robe identiques. On voit mal ce qui pourrait, en dehors d'une race anciennement implantée, avoir produit les même effets dans un espace aussi vaste que presque trois départements.

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 07:06

Lors d'une précédente saison de monte avec notre baudet, nous avons été témoins, en présence du propriétaire d'une ânesse venue se faire saillir, d'un incident que nous n'avons pu éviter et qui a eu des conséquences malheureuses.

Rappelons qu'en monte naturelle nous procédons de deux manières différentes. La monte en liberté se déroule sans intervention humaine, le mâle saillit la femelle dans un pré. La monte en main consiste à attacher la femelle à une boucle solide et de lui présenter le mâle, tenu à la longe par l'étalonnier. Dans le cas qui nous intéresse, la femelle était en pleine chaleur, le baudet s'est mis très vite en situation et a couvert l'ânesse sans difficulté. Alors que tout paraissait se passer normalement, l'ânesse se mit à déféquer sur le membre viril de l'étalon, qui se retrouva couvert de selles liquides. Avant que nous ayons pu réagir, l'âne poursuivit son ouvrage et enfourna une partie des matières fécales dans la matrice de la femelle. Au bout de deux jours se déclara une infection de type métrite qui nécessita une intervention de notre vétérinaire. La femelle fût placée sous antibiotiques (ce qui a un coût pour l'éleveur) et dût être ramenée à la saillie trois semaines après, le traitement curatif éliminant tout éventuel embryon. Nous tenons à insister sur le fait qu'il est indispensable de surveiller tout incident, même mineur, survenu au cours d'une saillie afin d'en anticiper d'éventuelles conséquences. En cas de doute (bête qui semble avoir une démarche raide - ce qui s'était produit le surlendemain - ou des écoulements suspects), la visite de votre vétérinaire s'impose.

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 16:53

Après nous avoir donné quelques inquiétudes suite aux fortes pluies du début du mois de juin, l'année 2008 nous a offert presque huit jours de temps parfaitement sec et ensoleillé particulièrement propice à la récolte d'un foin de bonne qualité, sans comparaison avec les résultats décevants de l'année précédente. Nous pouvons envisager sereinement la mauvaise saison sans crainte de distribuer aux animaux un foin pauvre en graines et en fibres comme l'hiver dernier.

Rappelons que tous les foins ne se valent pas et qu'il arrive qu'on rencontre des fourrages nuisibles aux animaux, tels ce foin qui m'avait été donné il y a quelques années en dédommagement des services de notre baudet. Distribuées sans méfiance à l'âne, les bottes se sont révélées contenir des plantes épineuses conditionnées avec l'herbe fauchée dans certains prés de bord de rivière. Ces épines très irritantes ont provoqué un spectaculaire œdème de la gueule de l'animal (triplement du volume du museau, durcissement de la langue, hypersalivation) qui a nécessité une intervention de notre vétérinaire - un vrai cadeau empoisonné. Il faut être aussi particulièrement vigilant sur une pratique qui consiste, chez certains propriétaires de pavillons, à se débarrasser de leurs déchets de tonte de pelouse en vidant leur remorque d'herbe hâchée dans le pré du cheval ou de l'âne le plus proche. Le mélange des essences et la fermentation des végétaux dans l'estomac des animaux provoque chaque année des accidents. 

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 08:51

On ne dira jamais assez toute l'influence qu'ont eu les foires aux ânes dans l'évolution de l'élevage asin depuis un quart de siècle. On se souviendra que la mécanisation des campagnes et l'exode rural aidant, les populations d'ânes et de chevaux lourds ont connu un effondrement dans les années d'après-guerre. Si l'âne avait conservé quelques fidèles, le volume des échanges ne justifiait plus le maintien de foires spécifiques, l'essentiel des achats se réalisant sur des marchés aux bovins ou aux chevaux, ou par l'intermédiaire de quelques marchands qui assuraient l'approvisionnement d'une clientèle presque anecdotique en terme de bêtes vendues annuellement.

Il est inutile de revenir ici sur l'histoire de la foire aux ânes et au mules de Lignières-en-Berry (18) que chacun connaît. L'ayant fréquenté trois ans comme visiteur et seize ans comme exposant, il me semble légitime d'en souligner le caractère avant-gardiste dans de multiples domaines. C'est sur le champ de foire de Lignières que l'âne a trouvé sa place auprès du grand public, après que des dizaines (peut-être des centaines?) de milliers de visiteurs aient emprunté se allées depuis plus de 20 ans, et que des millions de Français aient pu en découvrir quelques séquences sur les télévisions nationales. C'est à Lignières que les anciens ont croisé les nouveaux propriétaires, et qu'une partie de la tradition (et pas mal de bêtises aussi - il faut bien le reconnaître) s'est transmise oralement. C'est là qu'on a vu des gens préparer leurs animaux pour les concours, et les jurys stigmatiser les éleveurs d'animaux mal entretenus ou mal parés. C'est à Lignières que la conscience de l'existence d'une race propre aux Pays du Centre a émergé, servant d'exemple à d'autres races régionales tout aussi légitimes et aujourd'hui reconnues par les Haras nationaux, et que se sont retrouvés pour la première fois autour d'une table des âniers de Provence, des Pyrénées ou de Normandie. C'est toujours dans ce chef-lieu de canton que sont venus des selliers, des carrossiers, des écrivains, des artistes, des originaux de tout poil mus par le même intérêt, à défaut de la même passion. On n'oubliera pas que cette foire demeure une place de négoce indispensable à l'écoulement des produits Grand Noir. 

Soyons justes: la foire de Lignières n'est pas la seule manifestation asine de qualité en France, mais beaucoup de ses benjamines lui doivent l'essentiel de leur inspiration. Le public francilien peut se familiariser avec l'univers de l'âne aux Salons du Cheval et de l'Agriculture. Les émissions télévisées animalières réservent une place enviable aux ânes de toutes tailles et de toutes couleurs. 

Qu'elles soient de vénérables institutions, presque des Académies de l'âne, ou de simples anecdotes sur un programme de comité des fêtes, toutes ces rencontres ont été et sont toujours une promotion irremplaçable pour de nouveaux gestes et de nouvelles idées, des lieux où les lauriers ont remplacé les bonnets. N'oublions pas que ces animations sont fragiles, souvent tenues à bout de bras par des bénévoles, tributaires d'un accident climatique ou d'une épizootie. Aux éleveurs d'y conduire le meilleur de leur élevage pour en soutenir la pérennité.

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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 20:58

Il est de bon ton dans certains cercles asinophiles d'afficher son dédain lorsqu'on avoue penaud que ses ânes passent leur vie au pré sans autre but dans l'existence que de profiter de nos bons soins. 

Certes, l'attelage, la randonnée, l'entretien des vignes et les petits travaux de labours ont leur part dans la promotion de l'âne Grand Noir. Cependant, la grande majorité des Grand Noir n'a d'autre fonction particulière que d'apporter du bonheur aux propriétaires, qui le leurs rendent bien. Plutôt que de parler d'ânes "pots de fleurs" pour désigner ces rentiers que sont devenus nos compagnons, il me semble plus élégant, et bien moins incisif, de parler, à l'exemple des géographes qui ont travaillé sur l'économie de pays comme le Kenya, d'élevage comtemplatif. Dans la Corne de l'Afrique, les cultures traditionnelles ont accordé une grande place à la fierté de posséder des bovins, indépendamment des revenus que les troupeaux procurent aux pasteurs.

Il n'y a aucune raison de vous en vouloir si vos ânes n'ont d'autre statut que celui d'animal de compagnie. Vous êtes simplement devenu un éleveur contemplatif!

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 23:41
Contrairement à une idée généralement reçue, les ânes du Berry n'ont pas été par le passé le monopole du monde paysan. Si l'essentiel des animaux vendus étaient produits à la campagne, on en trouve en milieu villageois et urbain assistant une foule d'activités artisanales ou vivrières. Sa participation à la réalisation de la première Révolution industrielle est déterminante dans le succès d'un certain nombre d'entreprises. On pense en particulier au rôle que des milliers d'animaux ont joué dans la traction des péniches sur le canal de Berry mais on sait moins que des ânes ont été employés dans les mines de charbon de la Nièvre avant l'arrivée des motrices diesel dans les puits. L'étroitesse des galeries ne permettant pas de faire descendre des chevaux comme dans les mines du Nord, des ânes ont pendant des décennies tracté les wagonnets de houille. Des écuries souterraines leurs permettaient de se reposer. Le matériel de trait était adapté à ces conditions de travail très particulières, avec des brides rembourrées sur le haut du front pour éviter que les bêtes se blessent contre les boisages des galeries. Indirectement, par la production de mulets, les ânes de la région ont généré des animaux puissants indispensables pour alimenter en minerais et en charbon les forges du premier âge industriel. Pour approfondir le sujet, nous recommandons la visite de deux sites: le musée du Canal de Magnette, au nord de Montluçon (03) et le musée de la mine de La Machine, dans la Nièvre (58).
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leonard peltier

 

Thancks a lot.

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