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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 15:25

chemin

 

Seuls les lecteurs habitants outre-mer peuvent l’ignorer: la sécheresse qui sévit sur le pays depuis le début du printemps n’a pas eu d’équivalent depuis plus d’une génération. Desséchée par la chaleur du soleil, le vent et le manque presque total de précipitations, l’herbe est devenue rare dans les prés broutés par les ânes.
Considérant que la mairie de la commune sur laquelle se trouve situé le plus gros de mon élevage allait continuer à broyer l’herbe des accotements, qui se trouve dès lors perdue pour tout le monde, j’ai entrepris d’envahir l’espace public en laissant mes bêtes aller fourrager dans le chemin qui mène aux parcelles que j’occupe.
La technique est toute simple et ne demande que quelques minutes de mise en place: une fausse clôture tendue en travers de la route limite l’espace qui va être brouté, et est suffisante pour dissuader les ânes d’aller voir au delà.
La végétation de bord de chemin est d’une variété appréciée par les animaux, qui engloutissent une masse de nourriture supérieure à la normale dans ces conditions, comme s’ils avaient compris qu’il fallait profiter de  chaque sortie, d’une durée limitée, pour s’attaquer aux herbes folles.
Ce principe ne fait que renouveler une très ancienne coutume qui consistait, pour les propriétaires d’ânes trop pauvres pour acheter de la terre, de profiter de tous les espaces en jachère pour faire brouter, à la belle saison, leurs animaux attachés à des piquets.
Nous espérons tous une pluie en quantité suffisante, dans les semaines à venir, pour permettre de faire reverdir les prés, mais, dans le cas contraire, l’expérience de faire manger par des herbivores des surfaces habituellement broyées pourrait être étendue pour permettre à certains éleveurs de trouver un peu d’herbe fraîche.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 09:12

Cyrano-2010

Cyrano

 

Nous soufflons cette année les 20 bougies de mon premier âne, Cyrano, que j’aimerais vous présenter car il illustre très bien une des contradictions les plus flagrantes de l’actuelle race d’ânes Grand Noir du Berry.

Nous avons acheté Cyrano il y a 18 ans à la foire aux ânes de Lignières. Encouragé l’année suivante à le présenter en concours par un fidèle membre des Thiaulins, Cyrano repartait avec son premier trophée, à notre grand étonnement, il faut le souligner. Notre premier âne fit une courte carrière sur les champs de foire et surtout, trouva les deux compagnes de sa vie, Tara, disparue depuis, et Fanny de Coursey, doyenne de notre élevage.

Sur le papier, Cyrano n’a rien d’un Grand Noir, mais il en partage les origines. Bai brun foncé à la belle saison, 131 cms au garrot, il n’avait aucune chance d’entrer dans la cour des grands. Sa mère, par contre, était une ânesse GNB livre A, et avait même été présentée à Paris au Salon du Cheval en 1996. Cette femelle, sauf erreur de ma part, a donné d’autres produits femelles agréés à leur tour. C’est plus ce qui se produit dans les générations descendantes qui est intéressant à observer. Si le premier âne conçu avec Fanny fut vendu à des gens qui cherchaient une bête de compagnie et n’avait aucune chance d’entrer un jour dans le circuit Grand Noir, il n’en est pas de même de l’ânesse qui naquit de la rencontre entre Cyrano et Tara. 

Fiana-2010

Gaelle de Meslon, dite Fiana


Tara fut agréée Grand Noir en 1994, et était pleine au moment de sa reconnaissance. Elle mit au monde une ânesse le jour le Pentecôte de la même année. Tara fut resaillie par Pompon d’Uzay, et de leurs ébats allait naître Huriel une bonne poignée de mois plus tard. L’ânesse de Pentecôte, Fiana, n’était pas Grand Noir, son géniteur n’étant ni reconnu ni agréé, mais passa facilement la formalité de l’agrément à 3 ans. Inscrite sur le Livre A de la race, elle remporta quelques plaques dans les championnats de race et fut première au Salon du Cheval de Paris. Deux de ses produits sont à observer: Kolinda de Meslon, championne de France en 2004 et Ogham de Meslon, agréé baudet Grand Noir du Berry.

Lundi 24 mai, j’ai passé la journée entière à Lignières à observer les animaux et à recueillir les observations d’éleveurs confirmés et débutants. J’y ai vu des animaux Grand Noir manifestement trop petits, produits par des baudets dont on attend en vain la descendance. On m’a parlé encore et encore de consanguinité, et des projets d’aller chercher du sang pyrénéen pour retremper une race qui va bientôt se retrouver dans la situation du Baudet du Poitou il y a quelques décennies.

Comment rester sérieux devant ce constat? Lorsque, il y a une demi-douzaine d’années, je dénonçais les risques de plongeon génétique d’une race qui acceptait implicitement les croisements consanguins dans son programme de reproduction, tous les bien-pensants et bons petits soldats au garde-à-vous le petit doigt sur la couture de la biaude se sont ouvertement moqué de ma proposition de faire appel aux petits ânes noirs locaux, dont certains -je pense à un sujet particulier ayant sailli près de Saint-Amand-Montrond- ont généré certains des plus beaux sujets des débuts de la l’aventure Grand Noir, égalant sinon dépassant les performance de certains baudets.

Il aurait alors suffit de les laisser se reproduire deux ou trois saisons sous contrôle des Haras Nationaux pour récupérer les gênes salvateurs .

C’est sans illusion aucune que je garde Cyrano entier dans sa retraite paisible au milieu des lapins de garenne et des chats des champs. Il n’est ni Grand Noir, ni pyrénéen, mais il a bien servi, à sa façon, l’intérêt collectif.

 

Kolinda-2010

Kolinda de Meslon

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 09:06

foire-2010-

 

 

Lundi 24 mai 2010, sur le champ de foire de Lignières. La foire aux ânes du lundi de Pentecôte vit ses dernières heures. C’est la fin prévisible et prévue d’une formidable aventure humaine. Lancée un peu par hasard il y a 25 ans par les Thiaulins de Lignières, la foire de la Pentecôte s’est imposée en quelques années comme la première manifestation asine de France, et peut-être même d’Europe occidentale, l’événement référent pour tous les amis d’un animal dont on connaissait à peine l’existence dans les années 80. Lignières, c’est une matrice dans laquelle a germé un fourmillement d’idées et d’initiatives. S’en sont inspirées des dizaines de foires concurrentes, dont certaines mauvaises copies ont rapidement disparu. C’est autour de ses barres chargées de bêtes que des dizaines de milliers de personnes sont venues apprendre le B.A.BA de l’éthologie de l’âne de leurs rêves, qu’est partie l’idée de faire reconnaître les ânes locaux comme une race à part, que des élevages -dont le mien- ont vu le jour. C’est là qu’on a cessé de rire de cette bête, de lui taper dessus, de la laisser avec des sabots de 30 cms boiter au fond d’un pré. 

Le public ne s’y est pas trompé. L’affluence, certains jours, a été digne du salon de l’agriculture, au point qu’il fallait faire ouvrir le passage devant les animaux présentés en concours pour pouvoir manœuvrer. Tous les politiques locaux y défilaient, surtout les veilles d’élection. Les chaînes de télévision nationales ont envoyé leurs camions-relais pour que les reportages soient prêts pour le journal de 20 heures...on pourrait écrire des pages et des pages pour rappeler tout ce qui a fait la réputation de la Foire de Pentecôte.

Puis le reflux est arrivé. L’inexcusable bavure du premier ministre Raffarin, nous obligeant à décaler d’un jour la foire de Pentecôte, devant un public clairsemé, tandis que le lendemain visiteurs et éleveurs découvraient un foirail vide et une fête éteinte. L’image de la foire ne s’en est jamais vraiment remise. La fièvre aphteuse, peu de temps avant, avait bloqué un certain nombre de bêtes dans les élevages. A cette accumulation de coups du sort se sont ajouté des erreurs techniques internes: surmédiatisation de la mule, disproportionnée en regard du nombre d’animaux présentés et focalisation quasi-unique sur l’âne Grand Noir du Berry, qui ont donné l’impression à certains éleveurs qu’ils n’avaient plus leur place autour du rond de présentation des bêtes. Le nombre d’animaux présents a commencé à diminuer au profit d’autres manifestations. Parallèlement, la moyenne d’âge des éleveurs d’ânes locaux n’a cessé de croître et la relève, découragée par les prix des investissements de départ, ne s’est pas faite. Autre moyenne d’âge en hausse, celle des organisateurs de la foire, qui s’avouent épuisés par la tâche à accomplir pour mener à bien ce monstre qu’est devenu Lignières -tout en, il faut quand même le signaler, refusant l’aide que certains âniers leurs ont proposé ces dernières années- et qui ont jeté le gant ce 24 mai.

Personne ne peut leur faire le moindre reproche. Leur travail nous a donné tellement de plaisir qu’on ne peut qu’être immensément reconnaissant pour toutes ces journées de pur bonheur -18 pour mon compte- passées au contact du public et des ânes.

Restent des questions sans réponse. 

Quelle forme va prendre la manifestation qui lui succédera? La conseillère générale du canton l’a affirmé publiquement, la foire ne s’arrêtera pas, mais à quoi ressemblera t-elle désormais? A une sorte, et j’emprunte l’expression à un de mes amis visiteur et blogeur de talent, de Grivelles de l’âne? Qui va reprendre le flambeau que tendent les Thiaulins, quand on sait que les éleveurs locaux ne sont plus qu’une poignée et qu’ils n’ont jamais vraiment été encouragés à s’investir?

J’ai constitué mon activité d’éleveur amateur grâce à (ou à cause de) la foire aux ânes, quelles sont mes perspectives si le débouché disparaît? Comment la région va t-elle compenser la perte économique que représenterait la fin de cette manifestation? Une partie des recettes ne pourrait-elle pas servir à rémunérer les bras qui font défaut?

La suite reste à inventer. Espérons que le monde des éleveurs, qui fournit, qu’on le veuille ou non, la matière première indispensable à la réussite des foires et fêtes aux ânes, ne sera pas tenu à l’écart de la réflexion à venir.

 

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 09:00


Voici un comportement observé à plusieurs reprises lors de brûlis de végétation sèche ou de feux de débris de jardin. Plusieurs de nos ânes, loin de craindre les flammes, semblent au contraire s’exposer à la fumée, souvent en présentant leur arrière-train, sans paraître particulièrement incommodés, au point qu’il faut souvent les éloigner pour éviter que des escarbilles ne les atteignent. La distance entre le foyer et l’animal est quelquefois telle qu’il semble improbable que ça soit la chaleur qui l’attire, surtout quand l’opération se déroule en été. On penchera plutôt pour une action chimique de la fumée sur la robe des animaux, avec un possible effet insectifuge -les parties que l’âne présente au feu sont souvent les plus sensibles aux attaques des insectes. Je recommande donc, en restant vigilant, de laisser les animaux s’approcher des petits écobuages. Sans qu’on puisse dire avec certitude le bienfait qu’en retirent les ânes, il serait dommage de les priver de l’opportunité de suivre leur instinct.


 
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 09:43


Si vous êtes lecteur de ce blog et visiteur demain matin de la foire aux ânes de Braize, n'hésitez pas à venir nous rencontrer. J'y présenterai, comme à Lignières, un petit échantillon de mon élevage.
Il me reste trois jeunes mâles à vendre, un Grand Noir castré et deux ânes communs d'origine Grand Noir dont un sera visible sur place.
Bonne journée et bonne foire à tous et toutes,
O. Trotignon 
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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 07:29

La dernière foire aux ânes de Lignières a été l’occasion de découvrir un récent ouvrage consacré à l’univers asin: Ânes d’hier et d’aujourd’hui, de Jean Tabaud, éditions Le Vieux Crayon, 2008.

Jean Tabaud n’est pas un de ces écrivains de circonstances qui publient sur un sujet dans l’air du temps. Vieil habitué des champs de foire et éleveur d’expérience, l’écrivain limousin nous fait partager, avec le soutien d’une iconographie très riche, sa sensibilité pour une espèce qu’il affectionne.

J’ignore si ce livre est disponible en librairie mais, si vous ne trouvez pas l’auteur en personne sur son stand pour une séance de dédicace lors de la prochaine fête aux ânes de votre région, il est possible de le commander directement chez:

J. Tabaud, 4 avenue Pasteur, 87240 Ambazac

05 55 56 64 97

jean.tabaud@laposte.net


Un petit échantillon du contenu (photographie prise il y a une dizaine d’année sur le champ de foire de Lignières).

 




 

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 08:23


J'ai testé pendant tout l'hiver un nouveau type de litière inspirée des pratiques de certains éleveurs bovins qui broient une partie de leurs haies pour étaler les copeaux de bois dans leurs étables. 
J'ai ainsi profité de la taille des bords de route initiée par les services de l'Equipement avec un lamier et un puissant broyeur à végétaux. Le broyeur rejette sur les bas-cotés des tas de matériaux hachés qu'il suffit de ramasser et de mélanger dans les écuries avec la litière de paille classique. Le résultat a été tout à fait convainquant. Les copeaux de bois ont la faculté d'absorber les urines et de neutraliser les odeurs beaucoup plus longtemps qu'avec un paillage traditionnel. L'économie de paille est intéressante et le produit final peut être composté au même titre que le fumier.
Un détail à surveiller toutefois. Certaines essences comme l'acacia sont presque imputrescibles et se compostent beaucoup plus lentement que des arbres comme le saule ou le frêne. Le compost ainsi obtenu risque de rester granuleux et fermente plus lentement qu'avec du simple fumier.
Attention bien entendu aux lieux de ramassage des copeaux: certains arbustes toxiques peuvent avoir été broyés et représenter ainsi un danger pour les animaux.
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 13:26




C’est avec un immense plaisir que j’ai pu participer une nouvelle fois -la dix-septième, en fait- à la foire aux ânes et aux mules de Lignières-en-Berry ce lundi de Pentecôte 1er juin, après nos déboires de l’année dernière qui nous avaient contraints à faire demi-tour, hommes et bêtes, au bout de quelques kilomètres, suite à un fâcheux bris de matériel. Difficile donc de comparer avec l’édition 2008, mais des tendances générales assez claires pour être perçues par l’essentiel des exposants. J’ai beaucoup entendu parler de déclin de la foire aux ânes ce jour de Pentecôte. Ce qui est certain, c’est qu’on ne peut plus comparer l’ événement à l’édition d’il y a 10 ans. Plus de 300 bêtes exposées alors (165 cette année, d’après le compte fait par un de mes voisins exposant), presque 15 baudets présentés au concours Grand Noir en 1999, deux cette année, plus aucune personnalité de la société civile qui prenne la peine de rencontrer les propriétaires, là où nous vîmes se promener député, sénateur, conseillers généraux et maires des communes du canton, absence de plusieurs races emblématiques comme le Poitou et l’âne de Provence, une programmation sonore indigente -la Mère Gaspard, ça avait quand même une autre classe que Joe Dassin, tout ceci, entre autres,semble augurer d’un avenir difficile.

Et pourtant. Il demeure un paramètre qu’on ne peut mesurer qu’avec le recul qu’autorise l’expérience de la foire, c’est l’intérêt et la motivation du public. Certes, les ventes ont été plus que pléthoriques, mais en période de crise économique, qui s’en étonnera? Ce qui a été flagrant ce jour, c’est la maturité des visiteurs, qui construisent sereinement leur projet d’élevage, sans se précipiter dans des achats irréfléchis qui ne peuvent se traduire à terme que par des échecs dont nos bêtes seront les premières victimes. Alors ne nous précipitons pas vers des conclusions trop hâtives. Certes, la foire aux ânes a perdu de son influence sur la bulle asine, mais c’est là le lot commun de tout explorateur qui fait école, souvent copié, jamais égalé, et peu reconnu pour ses mérites.

L’avenir de cette manifestation passe par notre détermination, à nous, éleveurs ou propriétaires, à soutenir cette initiative par notre présence, fût-ce avec une seule bête, sans nous occuper de l’attitude suffisante et dérisoire que certains caciques auto proclamés nous témoignent.

Sachant que quelques uns sont internautes, et passent parfois par cet espace, qu’il me soit permis de remercier les Thiaulins de Lignières, et en premier chef Mic Baudimant et Jackie Germain, pour leur patience, leur pédagogie à désamorcer les conflits, pour tout ce qu’il font pour que vivent nos élevages et leur donne rendez-vous, sauf casse matérielle de dernière minute, à l’an prochain pour une édition de leur foire que j’attend déjà avec impatience.

 

Jacky Daveze, et l'une de ses ânesses 
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 09:25



Il me semble utile d’annoncer le retour d’Huriel dans la liste des baudets reproducteurs en race Grand Noir du Berry pour la saison de monte 2009. En principe, seuls les adhérents de l’A.F.A.G.N.B. (dont de je fais plus partie) ont été informés de l’identité des reproducteurs mis à la disposition des éleveurs cette année, aussi je tiens à ce que les lecteurs de ce blog disposent des mêmes renseignements.

Comme je l’avais annoncé il y a quatre ans, j’ai renoncé provisoirement à demander un agrément d’étalonnier et je refuse de prêter mon reproducteur, sauf à des amis en qui j’ai toute confiance. C’est la raison pour laquelle Huriel va prendre à nouveau dans quelques semaines la route du Sud pour retourner saillir chez Michel Huberson. Tous les détails ne sont pas encore calés mais le carnet de saillies devrait compter 10 cartes réservées à des ânesses GNB ou des ânesses noires dont les produits pourraient être un jour reconnus en race Grand Noir. Nous n’avons pas décidé de la date de départ de l’âne vers le sud de l’Indre, ni la durée de son séjour chez Michel Huberson, mais il est inutile de précipiter les choses, la plupart des saillies précoces étant infertiles et demandent le double ou le triple de travail à l’étalonnier pour une même rémunération et un même résultat.

Je rappelle les principes que je suis depuis le début. Huriel n’est pas qu’un reproducteur à la descendance multi-récompensée dans les concours de race, c’est avant tout mon âne. J’ai dû prendre des risques pour le garder, le faire promouvoir baudet et servir une cinquantaine d’ânesses. La structure de mon élevage a dû être complètement repensée et adaptée. Pendant ce temps, je n’ai reçu ni aide ni encouragements (ou si peu) mais j’ai observé que plusieurs propriétaires s’installait dans la situation confortable de laisser les étalonniers prendre tous les risques et d’attendre que les baudets soient reconnus pour profiter, en échange de contreparties ridicules, des fruits de leur travail. J’ai donc décidé de ne confier Huriel qu’à des gens sûrs et méritants, pour avoir su prendre eux-mêmes le risque de garder et de promouvoir des jeunes mâles. Pour les autres, ce n’est même pas la peine de perdre son temps à essayer. 

Constatant la très forte mortalité qui touche les mâles reproducteurs et en absence d’explications claires sur ce phénomène, peut-être lié à la pratique de la reproduction, je limite les prises de risque en demandant peu de cartes de saillies aux Haras Nationaux.

Je rappelle encore à tous les propriétaires qui voudraient prendre contact avec Michel Huberson de vérifier si leurs ânesses n’ont aucune parenté avec Gabriel des Bindets, neveu d’Huriel, avec Nirus des Rois et Ouragan des Bouchauds, fils d’Huriel. Après, chacun est libre de faire comme il veut, mais toutes ces unions seront bien évidemment consanguines.

Je rappelle à tous nos amis de l’Est que Ogham de Meslon est à leur disposition et pour nos autres amis du Centre, de ne pas oublier Klannad de Meslon chez Michel Depigny, au nord de Bourges, ces deux baudets présentant des alternatives génétiques intéressantes.

Huriel est opérationnel depuis début mai.

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 10:02


Je viens d’apprendre avec stupéfaction la décision prise par la justice d’expulser les ânes de notre ami et joyeux compagnon de foires aux ânes Jacky Davéze. Je ne dispose pas des détails de l’affaire, mais il semble que des riverains “rurbains” de ses champs, vivant dans l’illusion égoïste d’une campagne formatée aux goûts des gens de la ville, se soient sentis menacés dans leur équilibre psychique par la redoutable armée malfaisante des 14 ânes de Jacky et aient été entendus par la Justice.

Loin de moi l’intention de commenter sur ce blog une décision des Hommes de Loi, mais la ferme détermination à soutenir Jacky Davéze dans son bras de fer contre le tribunal d’Angers, et d’appeler tous les lecteurs qui fréquentent ces pages à signer la pétition en ligne et de venir manifester pour témoigner leur soutien à un garçon qui œuvre pour la cause de l’âne depuis 30 ans, que j’ai rencontré pour la première fois à la foire aux ânes de Braize en 1992, qui m’a fait confiance comme étalonnier et qui égaye les manifestations asines par ses coups de gueule et sa bonne humeur. 

Je me permets de solliciter l’aide des éleveurs anglo-saxons du Donkeys@yahoogroups.com avec lesquels j’échange depuis 10 ans, ce qui explique cet article bilingue.


Support a french donkeys breeder

hi everybody,

one of my best friends, a donkeys breeder called Jacky Davéze, needs your help. After a justice decision, his 14 donks herd must move away his pastures because somebody in the neighborhood had to claim against flies, odors, mental desease’s hight risk (???) generated by his donks. 

Jacky is a really a good man and a good chap. He breeds donks for 30 years, wrote several books about donkey topics, helped many local breeders groups to work. He trusted me some years ago when he came home with 3 jennies ready to be breeded by my jack. The main part of his job is helping common people to discover rare or ancien donkeys breeds and how to take care of animals.

There are the reasons because I would like you to sign an online petition, cause Jacky needs to be helped.

Thancks a lot.


Merci de signer la pétition de soutien sur le lien suivant:

you can click on the link below:

link 

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Texte Libre

Free Leonard Peltier

 

 

arton53

 

 

If you are american citizen, please, help us to set Leonard Peltier free. This american-indian, member of American Indian Movement, is in jail since 1976. Many people and I believe this man is not a criminal, but a political prisonner, the oldest in the world.
If you believe in Justice, ask, if you can, your local politicians to listen to our call.
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leonard peltier

 

Thancks a lot.

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